Depuis ce dimanche matin, la cité minière de Kambove vit au rythme d’une grève qui s’enlise et s’envenime. Les agents de la société de sous-traitance Tongwane, engagés par la Compagnie Minière de Kambove (COMIKA), ont stoppé net toute activité. Motif : salaires jugés dérisoires, classifications « bidon » et humiliantes, et une gestion du personnel qualifiée d’injuste.
Leur colère est palpable. D’anciens opérateurs d’engins lourds se découvrent rétrogradés en simples « semi-qualifiés » sur leurs fiches de paie. Une gifle professionnelle qui met le feu aux poudres. Sur le site, les esprits s’échauffent et la tension grimpe d’heure en heure.
Les grévistes préviennent : pas de reprise sans réajustement salarial et reconnaissance de leurs compétences.
Pascal MULAND
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