Au Cap, la Fondation Thabo Mbeki a réuni diplomates, universitaires, journalistes, experts et représentants d’organisations régionales et internationales à l’occasion du Deuxième Dialogue Africain sur la Paix et la Sécurité. Pendant trois jours, les participants ont échangé sur les défis sécuritaires du continent, avec une attention particulière portée à la région des Grands Lacs.
La République Démocratique du Congo s’est imposée au centre des débats. Plongé dans une crise multidimensionnelle, le pays reste l’un des foyers d’instabilité majeurs en Afrique. Les intervenants ont insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective, inclusive et sans exclusion, afin de mettre fin aux souffrances des populations congolaises.
Tous ont souligné que la solution pour la RDC ne saurait être militaire ni imposée de l’extérieur. Le dialogue national, sincère et ouvert à toutes les forces vives, est apparu comme l’unique voie crédible pour sortir de l’impasse. Pour nombre de participants, seule une réconciliation politique globale permettra de reconstruire la confiance et de poser les bases d’institutions solides.
Au-delà de l’opposition frontale entre pouvoir et opposition, plusieurs voix ont également relevé la fragilité interne de la majorité présidentielle, minée par des divisions profondes. Une instabilité qui ne fait qu’accentuer les risques de blocage et de crise à répétition.
Les participants ont rappelé l’urgence d’une refondation politique en République Démocratique du Congo. Face à la persistance des violences et à la fragilisation des institutions, le peuple congolais, ont-ils martelé, mérite mieux : la paix, la stabilité et un État capable d’assumer pleinement ses responsabilités.
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