Francine Muyumba, ancienne présidente du Sénat et figure politique de premier plan, a dénoncé vendredi ce qu’elle considère comme une dérive grave dans le paysage politique congolais : selon elle, la haine tribale serait désormais institutionnalisée.
Dans une publication sur ses réseaux sociaux, Francine Muyumba a estimé que la cohésion nationale venait d’être « enterrée » et que l’État, par ses choix récents, favorisait la fragmentation au détriment de l’unité nationale. « Ce qui était hier une dérive dangereuse est devenu aujourd’hui une réalité : la haine tribale vient d’être officiellement institutionnalisée en RDC », a-t-elle écrit.
Pour l’ancienne dirigeante sénatoriale, cette évolution représente un recul majeur pour la stabilité politique du pays. Elle avertit que l’officialisation de telles pratiques pourrait accentuer les divisions et menacer l’intégrité de l’État.
Ses propos interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes, où plusieurs voix dénoncent des manœuvres favorisant les clivages ethniques et tribaux au sein des institutions congolaises.
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