En République démocratique du Congo, le procès de l’ancien président Joseph Kabila, devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, prend une tournure inattendue. De nouveaux témoignages évoquent des assassinats commis durant son mandat, dont ceux de figures politiques de premier plan.
Selon les avocats de la République, des informations sensibles concernent notamment la mort de Katumba Mwanke, influent conseiller du régime, dont l’assassinat aurait été planifié depuis Kigali. Des membres de sa famille devraient être entendus dans les prochains jours, apportant un éclairage inédit sur ce dossier.
Les proches de Katumba ne seraient pas les seuls à témoigner. D’autres familles de victimes, dont celle de l’ancien gouverneur Jacques Mbadu, tué à Kingakati, souhaitent également livrer leur version des faits.
Ces révélations, si elles se confirment, pourraient alourdir les charges pesant contre Joseph Kabila et mettre en lumière un climat de violence systématique qui aurait marqué ses années de pouvoir.
Ce procès, suivi de près à l’échelle nationale et internationale, cristallise les attentes en matière de vérité et de justice. Pour beaucoup de Congolais, il représente une occasion inédite de solder les comptes avec un passé douloureux et d’ouvrir la voie à une réconciliation durable.
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