Ce lundi matin, Kolwezi s’est figée sous le poids d’une opération massive de contrôle. La mairie et la Direction des Recettes Non Fiscales du Lualaba (DRNOFLU) ont lancé, sur toute l’étendue de la ville, le recouvrement forcé des documents administratifs des conducteurs.
Dès l’aube, les artères principales se sont transformées en couloirs d’attente interminables. Motocyclistes et automobilistes, même avertis, se sont retrouvés coincés dans un maillage de barrages routiers, soumis à des contrôles minutieux.
La conséquence est immédiate : circulation paralysée, transport urbain désorganisé, passagers entassés aux arrêts et pénurie criante de taxis-bus et motos-taxis. Pour espérer arriver à l’heure, il faut désormais quitter son domicile bien avant le lever du soleil, en espérant trouver une place dans un véhicule disponible.
Si les autorités défendent cette opération comme un gage d’ordre fiscal et réglementaire, pour de nombreux Kolweziens, elle ressemble surtout à une épreuve collective infligée à une population déjà fragilisée par la cherté de la vie et l’absence d’alternatives de transport fiables.
Un recouvrement annoncé n’est pas toujours synonyme de fluidité à Kolwezi, il rime aujourd’hui avec congestion et exaspération.
Pascal MULAND
Leave a comment