À Kinshasa, ce 2 août 2025, les tambours sont étouffés par les noms qu’on ne prononce plus. C’est le GENOCOST: la commémoration des morts anonymes, des victimes oubliées, et de trois décennies de guerre. Retentit d’un ton ferme, plein d’émotions : « Le génocide doit cesser. Rebâtissons enfin, ensemble, notre pays ! », lance Me. Jean Sébastien Masiala.
Ce membre des réseaux Initiative Citoyenne Congolaise, mouvement ayant soutenu la candidature du Dr. Denis MUKWEGE à la Présidence de la République 2023, et fondateur du Renouveau Démocratique Congolais, également actif dans l’ASBL Po na Congo, veut joindre sa voix à celle des autorités du pays et des autres acteurs de la société civile, pour étouffer toute velléités d’amnésie nationale.
Il l’a dit sans détour : les révolutions pour l’accès au pouvoir et ses avantages indus doivent être bannies. Le peuple en a assez des massacres au nom de la démocratie; lesquelles ne savent plus cacher l’appétit glouton du pillage des ressources naturelles tant convoitées de notre pays. Depuis octobre 1996, les armes parlent plus que les urnes, pendant que les orphelins comptent les années.
Le Maître Jean Sébastien Masiala n’a pas oublié de saluer les efforts de la communauté internationale, en particulier des États Unis et du Qatar, ainsi que ceux du Gouvernement pour la restauration rapide de la paix. Il a également indiqué le parallélisme de ces efforts avec l’initiative ECC-CENCO susceptible d’aboutir à un nouveau pacte social durable.
Il appelle à l’expression authentique d’un engagement des dirigeants à l’avènement d’un Congo restauré, ayant fait justice aux victimes de ces crimes en emmenant les coupables à répondre de leurs actes et à s’en repentir: cela conditionne la réelle réconciliation et constitue le meilleur hommage aux frères et sœurs ayant versé leur sang sur le sol de cette patrie.
Aujourd’hui, ce ne sont, en effet, pas les commémorations qui manquent, mais les réparations. Et, Jean Sébastien Masiala dit tout haut ce que beaucoup murmurent en silence : le sang versé n’est pas un chapitre clos, mais une plaie béante. Ce Congo-là ne demande pas que des statues, il exige des comptes!
Ludovick Iwele
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