Trois jours après leur arrestation brutale, les militants du mouvement citoyen LUCHA, parmi lesquels Léonard Zama, ont été transférés à la prison centrale de Dilala. Leur faute ? Avoir organisé une marche pacifique pour dénoncer l’insécurité alarmante qui sévit dans la ville de Kolwezi. Une situation qui suscite désormais l’indignation au sein de la société civile.
Selon plusieurs témoins, ces jeunes activistes ont été passés à tabac lors de leur interpellation, puis maltraités au parquet avant leur transfert. Aucun procès, aucune audience. Une procédure expéditiv et critiquée, dénoncée par plusieurs voix.
Interrogé par notre rédaction, Bienvenue Matanda, cadre du mouvement citoyen Filimbi, est formel :
« C’est une violation grave des droits fondamentaux. La Constitution autorise toute manifestation pacifique, surtout pour des causes nobles comme la sécurité. Ces jeunes n’ont rien fait de mal. C’est l’État qui devrait arrêter les détourneurs de fonds, pas ceux qui revendiquent la sécurité des citoyens. »
Il exige la libération immédiate et sans condition de Léonard Zama et de ses compagnons.
De son côté, DJo Domingo, membre de la LUCHA, dénonce une procédure injuste et inhumaine :
« Ils ont été brutalisés au parquet et à la prison. Ce que subissent mes camarades est inacceptable. La gouverneure fifi Masuka Saini et le maire de la ville, Maître Jacques Masengo Kindele, doivent revoir leur copie. On ne traite pas des défenseurs des droits humains comme des criminels. »
Il déplore que les principes élémentaires de justice et de dignité humaine soient bafoués, et souligne que cette affaire révèle un grave recul démocratique.
Pendant que les militants croupissent derrière les barreaux, la question demeure : jusqu’où ira l’intimidation des voix citoyennes ?
Notre rédaction suit de près l’évolution de cette affaire.
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