Ce vendredi 18 juillet 2025, ce n’est pas un acte de violence, mais une marche pacifique qui a conduit Léonard Zama et ses compagnons du mouvement Lucha dans les geôles du parquet.
Leur tort ? Avoir osé dénoncer l’insécurité qui ronge la province du Lualaba.Ils étaient partis pour marcher. Marcher pour la vie, pour la sécurité, pour la paix. Mais au lieu de recevoir une oreille attentive, les militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) ont reçu des menottes.À leur tête, Léonard Zama. Leur démarche était claire : remettre un mémorandum aux autorités provinciales pour exiger des réponses face à l’insécurité grandissante dans plusieurs coins de la province. Kidnappings, attaques à mains armées, cambriolages devenus routiniers… Trop, c’est trop.
Mais à peine leur marche entamée, la police est intervenue. Arrestations. Transferts au parquet. Silence de la part des autorités.Pour les militants, l’incompréhension est totale. “On nous arrête pour avoir réclamé ce que tout le monde souhaite : vivre sans peur, et en sécurité ” déclare Bienvenue MATANDA menbre denla société civileDes ONG locales de défense des droits humains dénoncent une criminalisation de l’expression citoyenne. Et pendant que ceux qui élèvent la voix sont muselés, les criminels, eux, poursuivent leur œuvre dans les rues du LUALABA. La province suffoque. Et maintenant, même crier devient un délit.
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