Sous les lambris dorés du Palais de la Nation, ce 4 juillet 2025, l’air sentait la stratégie et la résilience. Le chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visiblement déterminé à transformer le système sanitaire congolais, a donné le ton en amont.
En bon chef d’orchestre, c’est le Dr Joël Mundadi, conseiller principal au Collège Santé et Bien-être, qui a dirigé cette réunion aussi technique qu’ambitieuse, avec la couverture santé universelle et les soins palliatifs comme partitions principales. Et comme tout bon médecin qui ausculte un patient fébrile, le Dr Mundadi a posé un diagnostic sans détour : la RDC a besoin d’une thérapie intensive en soins palliatifs.
En ligne de mire ? Le 5ᵉ Congrès international des soins palliatifs prévu à Kinshasa du 10 au 12 septembre 2025. Un événement pas seulement symbolique, mais stratégique pour soulager les douleurs invisibles d’un système longtemps négligé. Car au-delà des mots, il est question d’action.
La grande commission annoncée devra non seulement revoir les mécanismes de la couverture santé universelle, mais aussi y intégrer de façon systémique les soins palliatifs. Et comme dans tout bon traitement, les effets attendus sont clairs : impact réel sur le terrain, mobilisation des acteurs, et surtout, une nouvelle dignité pour les malades.
Lorsqu’un médecin devient stratège politique et que la santé publique monte au sommet de l’agenda présidentiel, il ne reste qu’une chose à dire : enfin, on soigne le système avant qu’il ne devienne incurable.
Ludovick Iwele
Leave a comment