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Accord de paix RDC-Rwanda : Julien Paluku Kahongya, “Après l’accord de paix, la RDC doit bâtir sa puissance de défense d’ici 2035”

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Alors que la République démocratique du Congo et le Rwanda viennent de signer un accord de paix historique, à Washington, sous les auspices des États-Unis, Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur et politologue de formation, appelle à une lecture lucide et stratégique de cet événement.

Depuis Osaka, au Japon, où il suit la participation congolaise à l’Expo universelle, le ministre a livré une réaction à la fois mesurée et engagée.

“Ce moment n’effacera pas les douleurs. Les plaies se cicatriseront certes, mais les générations présentes et futures se souviendront de la guerre la plus atroce après la Seconde Guerre mondiale, avec près de 10 millions de morts”, écrit-il.

Julien Paluku Kahongya salue la détermination du Président Félix Tshisekedi, ainsi que la rigueur diplomatique de Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État aux Affaires étrangères, pour avoir porté cette initiative à son aboutissement. Il reconnaît également la perspicacité du Président américain Donald Trump et l’engagement du secrétaire d’État Marco Rubio, qui ont permis de catalyser la signature de ce pacte, présenté comme un pas pesant vers une paix durable.

Mais au-delà de l’instant symbolique, Julien Paluku lance un avertissement stratégique : “Je crois au mécanisme de suivi comme garantie de la bonne exécution de l’accord. Mais la RDC doit, dès maintenant, bâtir un système de défense à l’horizon 2035, afin de se positionner comme une puissance militaire africaine capable de défendre son peuple et ses ressources.”

Face à l’instabilité mondiale, du Moyen-Orient à l’Europe de l’Est, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu voit dans l’expérience congolaise une leçon : la fin d’une guerre ne garantit pas l’absence de la suivante. D’où, l’importance, selon lui, de renforcer les capacités de dissuasion de l’État.

Grâce Ndombele

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