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Lualaba : à Kisanfu, la terre continue à trembler sous le poids des violences

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Le village de Kisanfu, dans la province du Lualaba, est devenu l’épicentre d’un chaos qui dépasse l’entendement. Ce lundi, les affrontements entre militants de l’UDPS et ceux de la JUNAFEC ont atteint un niveau de violence d’une rare intensité, plongeant la population dans une angoisse insoutenable.

Ce n’est plus une simple tension : c’est un brasier incontrôlable qui consume tout sur son passage. Le meurtre d’un jeune vendeur de carburant, brûlé vif comme au cœur de l’enfer, a été l’étincelle d’un incendie social dont les flammes lèchent jusqu’aux fondements même de la communauté.

Selon Deogracias Yambenu, coordonnateur local de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), le véritable combat dépasse les clivages politiques.

« c’’est le contrôle des zones riches en minerais qui attise les tensions », a-t-il déclaré.

Les Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) de la société COMIDE sont désormais sous occupation sauvage. Des jeunes transformés en véritables milices improvisées y règnent en maîtres absolus, défiant ouvertement l’État et toutes ses forces.

Les FARDC, pourtant aguerries, ont été contraintes de battre en retraite face à une marée humaine prête à tout, armée de machettes, barres de mine, pierres et rage. Même les tirs de sommation ont semblé résonner dans le vide, tant la détermination des groupes violents était sans limite.

À Kisanfu, la peur a remplacé l’air que l’on respire. La population vit recluse, comme si chaque maison était devenue une prison. Le moindre bruit déclenche des sueurs froides. Les jours sont interminables, les nuits semblent durer une éternité.

Face à cette descente aux enfers, Deogracias Yambenu tire la sonnette d’alarme. Il appelle les autorités provinciales et nationales à s’impliquer de toute urgence pour trouver une solution durable, avant que Kisanfu ne disparaisse complètement dans la spirale de la violence. Plus encore, cet acteur de la société civile interpelle directement le chef de l’État : il lui demande de suspendre les activités des deux partis politiques impliqués, l’UDPS et la JUNAFEC, dont les militants sèment la terreur sur le terrain.

Pendant ce temps, les autorités regardent, impuissantes, un village entier sombrer. Et Kisanfu s’enfonce, à une vitesse vertigineuse, dans les profondeurs d’une crise sans fond.

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