À peine quelques jours après la visite officielle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, replonge dans le noir.
Comme par magie, la lumière avait inondé Kolwezi. Les ampoules brillaient dans chaque foyer, les commerces tournaient à plein régime, et les habitants retrouvaient le temps d’un souffle, l’illusion d’une vie normale. Mais cette clarté n’était qu’un mirage présidentiel.
À peine le président Félix Tshisekedi a-t-il quitté la ville, que Kolwezi a été brutalement ramenée à sa triste réalité : celle des ténèbres et des générateurs ronflants. Les coupures d’électricité ont repris de plus belle, plongeant les quartiers dans un obscurantisme quasi total.
« L’électricité est partie avec le président ! » s’indigne un habitant du quartier Latin. « On croyait que le cauchemar était terminé, mais on s’est réveillé brutalement. »
Pendant les quelques jours de la visite présidentielle, Kolwezi brillait comme jamais. Un éclair de modernité fugace, orchestré avec précision. Les lampadaires s’illuminaient, les réfrigérateurs ronronnaient, et même les climatiseurs semblaient ressuscités. C’était une parenthèse enchantée.
Mais dès le départ du cortège présidentiel, la ville s’est effondrée dans l’obscurité, comme si un interrupteur géant avait été actionné. Les promesses, elles, sont restées suspendues dans les discours.
Pour les Kolweziens, le retour des coupures est vécu comme une trahison, un théâtre orchestré pour la galerie, sans volonté réelle de résoudre le problème structurel. Et dans cette mise en scène où la lumière ne dure que le temps d’un flash présidentiel, c’est la population qui paie la facture, à la bougie.
Aigleinfos
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